Dernières nouvelles
Accueil » Actualité » Prise d’otages à l’Hôpital Nord de Marseille

Prise d’otages à l’Hôpital Nord de Marseille

Hôpital Nord - Prise d'otages

Aujourd’hui, nouvelle fusillade à Marseille. Mais cela me fait penser… Vous saviez qu’il y avait eu une prise d’otages de plusieurs membres de l’équipe soignante à l’hôpital Nord de Marseille cet été ? Non ? C’est normal, l’affaire fut passé sous silence.

Une prise d’otages ? Quelle prise d’otages ?

Brièvement, les faits se sont déroulés dans la nuit du 12 au 13 août et un patient hospitalisé pour une blessure par balle à la jambe a dégainé une arme, se sentant menacé et a pris le personnel en otage un bref instant. Personne n’a porté plainte et forcément, l’État dément.

Cette prise d’otage, personne n’en a parlé. C’est le quotidien La Provence qui ouvre la parole et explique ce qui s’est passé cette nuit-là. Le jeune homme, persuadé d’être toujours traqué par ses agresseurs se fait amener un pistolet. Vers deux heures du matin, il aurait donc pris en otage et menacé les infirmières présentes cette nuit-là.  Selon le professeur Pascal Thomas : «Il a fait irruption dans les couloirs du service, un revolver à la main. Il interdisait à quiconque d’entrer ou de sortir de l’unité, menaçant de buter le premier qui désobéirait ou qui donnerait l’alerte». Les forces de l’ordre furent alors rapidement contactées et ont rapidement maîtrisé l’individu. Le plus amusant sans doute et qu’il a pu ensuite regagner son domicile, son arme n’ayant pas été retrouvée.

Pourquoi n’y a t’il pas de plainte ?

Chose surprenante (ou pas), aucune plainte n’a été déposée. Selon l’assistance publique – Hôpitaux de Marseille (AP-HM) : « Les soignants qui ont été victimes de l’agression n’ont pas porté plainte car ils ne voulaient pas donner leur identité par peur des représailles« . On peut les comprendres mais aussi être révoltés vis-à-vis de l’administration et de l’État qui ne les protégent pas plus que cela. Vu qu’il n’y a pas eu de plaintes, aucune enquête, ni de poursuite peut-être engagées.

Mais pourquoi l’État ne parle pas de prise d’otage ?

Pour la ministre déléguée aux Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, il s’agit de voyous qui ont tenté de faire entrer illégalement une arme au sein de l’hôpital et menacer certains personnels ce qui ne va dès lors pas plus loin, mais qui reste inacceptable. Le directeur de l’AP-HM a profité d’une visite de JEan-Marc Ayrault le 20 août dans la cité phocéenne pour lui expliquer ce problème. La déclaration est donc : « Au cours de cette réunion, il a été décidé d’actualiser la convention entre les forces de l’ordre et l’hôpital afin de mieux protéger les patients et les personnels hospitaliers. La convention est prête et sera présentée prochainement« .  Le directeur de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône, Pierre-Marie Bourniquel, a également démenti toute «prise d’otages» mi-août.

Alors voilà, vu que pour l’État ce n’est pas forcément une prise d’otage, on passe l’affaire sous silence. En même temps, Marseille tient une image de règlement de comptes depuis quelque temps donc si on pouvait éviter une nouvelle histoire… Et forcément, c’est encore aux soignants de se taire. Avant les insultes, maintenant les armes blanches et après les kalachnikovs ?

A propos de Thibault Deschamps

Infirmier 2.0 - Je partage tout et rien mais cela n'engage que moi. Note: Article rédigé en collaboration avec l'entreprise citée

A Découvrir

medical

Les médicaments en ligne sans ordonnance, bonne ou mauvaise idée ?

Certaines maladies nécessitent de se rendre chez le médecin afin d’obtenir une ordonnance pour pouvoir …

Laisser un commentaire